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M-Dorado: un pas pour les jeunes!

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M-Dorado: un pas pour les jeunes!

November 29 , 2017

UNCDF et Orange se sont unis pour permettre à des jeunes comme Aby, Fatou et Aboubacar, de réaliser leurs rêves, en leur facilitant l’accès au financement pour gérer leur propre business.

Dakar, SENEGAL - 

Depuis le mois de Septembre, Aby Ndour vingt-six ans, originaire de Saly joseph un quartier de Mbour, se lève chaque matin avec une nouvelle énergie. « J’ai été sélectionnée parmi beaucoup d’autres jeunes de mon village pour participer à un projet et c’est une chance inespérée.  Mon mari est décédé il y a quelque temps me laissant avec deux enfants de quatre ans et seize mois. Depuis je me débrouille comme je peux en faisant des petits boulots comme du ménage, ou de la vente à mi-temps. Mais rien de fixe.  J’ai le contact facile et je suis douée pour le business. Je sais que ça marchera pour moi. Je n’ai aucun doute là-dessus, et j’ai hâte de commencer. »

 Aby fait partie des quinze jeunes recrutés pour la première phase du projet Agent Jeunes ; tout comme Ndeye Fatou Ndiaye, trente ans maman de cinq enfants et Aboubacar Gueye, vingt-neuf ans et célibataire. Leurs points communs : ils sont jeunes, sans emploi, cherchent désespérément à prendre leur avenir en main, et ne rechignent pas à faire des petits boulots.

UNCDF, à travers ses programmes MM4P et YouthStart, s’est associé à l’opérateur de téléphonie mobile Orange qui fournit des Services Financiers Numériques (SFN) sous son entité Orange Finance Mobile Sénégal OFMS, pour lancer le projet Agent Jeunes au Sénégal. Ce partenariat vise non seulement à augmenter l’inclusion financière à travers l’extension des SFN au Sénégal, mais aussi à promouvoir l’employabilité des jeunes par l’entreprenariat. 

Un nouveau modèle de partenariat pour les jeunes entrepreneurs

Le projet Agent Jeunes est conçu selon un modèle de micro franchising. Sous le nom ‘business in a box’, cette approche relie des entreprises voulant élargir leur clientèle et développer leur part de marché, à des jeunes entrepreneurs à fort potentiel, en manque de capitaux pour développer leurs propres activités commerciales. Ainsi, chaque jeune recruté dispose d’un kiosque équipé pour lui permettre d’offrir des services financiers numériques comme la vente de crédit téléphonique, le transfert/retrait d’argent, mais également la vente de produits de téléphonie mobile. Le kiosque est financé grâce à un prêt octroyé au jeune par une institution financière de la place. Un franchiseur sert de garant pour ce prêt estimé à plus de six cent mille francs CFA.

Cet accès au financement est l’étape clé du processus vers l’autonomisation des jeunes, car elle concrétise leur projet d’être entrepreneur en devenant propriétaire du kiosque. En signe d’engagement, chaque jeune donne un apport initial de 40 000F CFA, dont 15 000F qui serviront à l’ouverture du compte dans l’institution financière « prêteur ».  

Le projet d’une durée de deux ans est une véritable bouffée d’air frais pour les jeunes des zones périurbaines et rurales du Sénégal. Abdoulaye Gueye confie : « Je suis l’aîné de ma famille et mon père est à la retraite. Je dois maintenant prendre la relève. A Mbour il n’est pas facile de trouver du travail. Je suis pris dans ce projet comme superviseur pour un salaire de 80 000F CFA.  Avec ce revenu fixe, je pourrais aider un peu ma famille. Mais je compte me donner à fond et saisir toutes les opportunités qui se présenteront durant ce projet. » 

Des partenaires engagés pour l’employabilité des jeunes

UNCDF et ses partenaires ont décidé de tabler sur l’histoire d’amour entre les jeunes et les nouvelles technologies pour favoriser l’emploi des jeunes, et contribuer à leur inclusion financière. Le projet réunit plusieurs acteurs dans un véritable écosystème :

  • Le programme MM4P, financé par La Fondation Mastercard, est une initiative de l’UNCDF lancée en 2012 pour aider les ménages à bas revenus à améliorer leur sécurité financière via l’offre de services financiers numériques ;
  • YouthStart, est un programme de UNCDF lancé en 2010 pour accroître l'accès au financement des jeunes, en appuyant les fournisseurs de services dans la conception et le développement de produits et services financiers et non financiers dédiés aux jeunes. ;
  • Orange à travers sa filiale émettrice de monnaie électronique (OMFS) qui, au-delà du besoin d’élargir sa base de clientèle, entend surtout participer à l’inclusion financière des jeunes en partageant son expertise en matière d’entreprenariat ;
  • Un Micro franchiseur responsable du recrutement, de la formation et du suivi des « Agents Jeunes » ;
  • Une institution de microfinance partenaire du micro franchiseur pour permettre aux jeunes d’ouvrir des comptes et bénéficier de financement ;
  • Une firme de consultants spécialisée dans le développement de réseau de distribution de SFN pour apporter une assistance technique au micro franchiseur en matière de bonne pratique de gestion des agents ;
  • Une firme spécialisée en développement de plateforme numérique pour créer une application « Business Intelligence » avec laquelle les jeunes entrepreneurs vont gérer leur business et mieux connaitre leurs clients. 

Image: L’écosystème des partenaires impliqués dans le projet

Des perspectives pour les services financiers digitaux

Pour tester le modèle, le projet va déployer quinze kiosques témoins, pour en tirer des apprentissages et améliorer le modèle de partenariat.  L’objectif à terme est de mettre en place cent cinquante kiosques pour jeunes dans les zones périurbaines et rurales du Sénégal d’ici avril 2018.

Au-delà des emplois pour les jeunes, le projet soutient le développement de la distribution de la finance digitale, notamment en zones périurbaines et rurales. Les quinze premiers kiosques permettront d’affiner les éléments clés du projet, tels :

  • La stratégie de recrutement et de formation des jeunes
  • Le mécanisme de financement des jeunes
  • Les modes de gestion du réseau et de la liquidité
  • La performance des jeunes dans le micro franchising de SFN
  • L’impact des « Agents Jeunes » sur l’adoption des SFN

Les « agents jeunes » peuvent être un puissant vecteur d’adoption de services financiers innovant auprès de leurs communautés en tant qu’ambassadeurs des technologies mobiles. Et le dispositif mis en place pourrait être un bon levier d’accompagnement des actions de paiement de masse mobile (salaires, pensions, allocations, bourses, etc.) de l’Etat et les Organisme Non Gouvernementaux dans les zones ciblées. Autant de perspectives qui font de ce projet une belle avancée sur la route de M-Dorado, le paradis des services financiers digitaux.

Par Sabine Mensah, Spécialiste Technique Régional & Bery Kandji, Consultante Knowledge Management et Communication – MM4P Sénégal

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Bery Dieye Kandji
Consultante Knowledge Management et Communication – MM4P Sénégal
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Bery Dieye Kandji
Consultante Knowledge Management et Communication – MM4P Sénégal

What youth in Nepal need is – “A digital piggy bank”

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What youth in Nepal need is – “A digital piggy bank”

November 09 , 2017

Nepal 2017

Kathmandu, NEPAL - 

Would you be surprised if we told you that there are over 5 million youngsters in Nepal and 82% of them are literate and over 95% of them have access to internet and mobile phones- Pretty good, right? But what if we tell you that only 19% of them are banked- have access to an official banking product. It’s astonishing that not only in Nepal, but globally most people between 16 and 24 years don’t have or think they don’t require financial services. Now, you must be thinking; ‘Do young people really need financial services?

Surely you would agree that planning ahead, efficiently managing money and building assets are some of the essentials needed to achieve sustainable economic development. And access to appropriate financial services, paired with financial literacy can be a key enabler for a young person to get into a habit of making sound financial decisions. If these people are all aware about this concept then the country in parallel with the youth can be one of the contributing factors that can help a developing economy to transition into a developed economy.

Recently, UNCDF-MM4P and its partner organization Prabhu Management Pvt. Ltd. conducted a series of focus group discussions at Kathmandu University with youngster from 19 to 24 years. The idea was to get their outlook on digital finance. All the participants were students, some part-time job holders and everybody owned a smart phone. The students stayed at the university accommodations and relied on cash send by their parents (into their bank accounts) to meet the daily expenses and to pay tuition fees. Some of the students were already using digital payments and mobile wallets. They were well-informed about these services and eager to try out new and innovative solutions. While other students had bank accounts from which they withdraw their money 2-3 times a week.

“I spend more than I need and on a frequent basis, not just me but my friends do the same as well. We will start thinking about spending cautiously once we have jobs and a decent income.  But for now, this is the way things are,” said one participating students.

The interaction with students confirmed one thing; Educational Institutions have always focused on teaching students how to make money. Maybe the next best thing to teach them would be- how to save money.

Every economy needs an inclusive financial system. Inclusive financial systems shouldn’t be constrained to adults over 25 who are employed. It should be inclusive of one and all in the country. UNCDF-MM4P programme in Nepal is pursuing projects and research that explore how financial inclusion can enable young people to achieve their economic goals. The programme has been actively involved in studying the market and supporting local partners in developing digital financial solutions for an all-inclusive financial system.

When talking about digital financial services and based on the discussions students are looking for:

  • Safety and savings: The possibility to receive the money directly in their wallet as opposed to keeping the money in their pockets, where there is always the risk of losing it or spending it too quickly.
  • Meeting basic requirements: An easy, fast and reliable technology to pay their bills and buy goods without spending hours queuing or getting stuck in traffic.
  • Financial literacy: There is a need to get well acquainted with digital financial services and the potential it holds. Basic knowledge can be shared by the large network of well-trained agents and merchants on mobile money, apart from the traditional means of reports and studies on the topic.
  • Efficient marketing: Proper marketing skills reflected by the communication strategies of the digital financial service provider that inform and develop customer’s knowledge on the offered product(s).

The financial needs and requirements of the youth should be an important factor to consider when developing an all-inclusive digital financial service. In Nepal, children are given a ‘piggy bank’ made of clay to save money from a very early age. Now the same should be done with mobile phones - their digital piggy banks.  

This post is the first of the three looking at the financial inclusion of youth in Nepal. The next blog will describe more on the implications of digital finance in the lives of youths. Stay tuned!

By Aliska Bajracharya, Knowledge Management Consultant and Xavier Desmoulin, DFS Expert in Nepal

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Aliska Bajracharya
Knowledge Management Consultant, Nepal
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Aliska Bajracharya
Knowledge Management Consultant, Nepal
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