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Six development challenges for Fintech in Senegal

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Six development challenges for Fintech in Senegal

By Bery Dieye Kandji, KM Consultant in Senegal
December 13 , 2017
Dakar, SENEGAL - 

« Fintech », contraction of «technology» and «finance», refers to a structure that offers innovative financial products and services without itself being a financial institution (bank, microfinance institution...). In Senegal, Fintechs are entering into the market, offering various products and services that could contribute to the growth of digital finance in the market. However, they are having to experiment in an environment that is not necessarily set up to favor them.  

If you're a Fintech start- up be prepared for the following challenges:

  • As a Fintech, you must develop innovative offerings, in accordance with the existing legal, financial and tax regulations in Senegal. But who are the authorities with whom you need to validate this compliance?  Identifying them will be your first big challenge. There is more than a dozen in the country: Bank of West African States (BCEAO), Directorate of Money and Credit (DMC), Regulatory Authority for Telecommunications and Posts (ARTP), Directorate of Micro Finance (DMF), just to name a few.
  • You will also have to deal with regulations that are not always aligned with your commercial realities. For example, if crowdfunding is your core business, you may suffer from banks’ monopoly on providing credit and the regulatory context around public offering.
  • The regulatory framework on electronic signature, set up by the Agency of Information of the State (ADIE), can be complex for Fintechs to understand. To dematerialize contracts, you will need a lot of time and patience. This may be tough for a structure whose originality is its ability to develop instant and digital offers.
  • A Fintech needs to build partnerships to expand its offerings. In Senegal one of the difficulties in this area is the weak bargaining power with big billers and incumbent financial institutions and operators. This may impose constraints for Fintechs whose business models are mainly based on the aggregation of services. This leaves little room for them to maneuver which could in turn affect the viability of their business model.
  • Despite robust growth potential, finding financing remains a challenge for Fintechs. The banks are still reluctant to finance emerging business models. And even if there are guarantee funds, their processes are often too long and unsuited to the development cycles of Fintechs.  
  • Another problem, you must be aware of, is the lack of an ecosystem fostering the development of Fintechs. There is almost no framework in Senegal to share your projects with research centers, large companies, public actors, and investors, and develop partnerships.

This last point probably includes all the obstacles to the development of the Senegalese Fintechs. So where does this leave Fintechs? Is there a future for these new market players?

Yes, because innovation, the main added value of the Fintechs is one of the core drivers of digital finance. When it comes to digital financial services, people are hungry for innovative services tailored to their needs and aspirations

Fintechs in Senegal need assistance to overcome their challenges, whether these are related to regulation, funding or establishment of partnerships.

The MM4P program whose mandate is to act as a neutral broker in market and bring together all the relevant stakeholders in digital financial services, is actively working on assisting Fintechs in the regard. A first meeting was organized on the 7th of September2017, in the offices of MM4P, to broker an exchange with Fintechs on their current projects, challenges and perspectives. The next step will be to formalize a framework to assist them in the market. 

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Introducing digital pension payments in Senegal

Senegal

Tue, 12/05/2017 - 12:19 -- anna.ferracuti

The aim of this research highlight is to examine potential ways to introduce digital pension payments to the 30,000 retired public officials who currently receive their National Pension Fund payouts in cash.

In line with the programme’s ecosystem approach that encompasses all parties involved in a payment process, MM4P conducted a detailed, multi-level analysis of the pension payment system in Senegal.

Research Highlight also available in French below.

M-Dorado: un pas pour les jeunes!

Senegal

M-Dorado: un pas pour les jeunes!

November 29 , 2017

UNCDF et Orange se sont unis pour permettre à des jeunes comme Aby, Fatou et Aboubacar, de réaliser leurs rêves, en leur facilitant l’accès au financement pour gérer leur propre business.

Dakar, SENEGAL - 

Depuis le mois de Septembre, Aby Ndour vingt-six ans, originaire de Saly joseph un quartier de Mbour, se lève chaque matin avec une nouvelle énergie. « J’ai été sélectionnée parmi beaucoup d’autres jeunes de mon village pour participer à un projet et c’est une chance inespérée.  Mon mari est décédé il y a quelque temps me laissant avec deux enfants de quatre ans et seize mois. Depuis je me débrouille comme je peux en faisant des petits boulots comme du ménage, ou de la vente à mi-temps. Mais rien de fixe.  J’ai le contact facile et je suis douée pour le business. Je sais que ça marchera pour moi. Je n’ai aucun doute là-dessus, et j’ai hâte de commencer. »

 Aby fait partie des quinze jeunes recrutés pour la première phase du projet Agent Jeunes ; tout comme Ndeye Fatou Ndiaye, trente ans maman de cinq enfants et Aboubacar Gueye, vingt-neuf ans et célibataire. Leurs points communs : ils sont jeunes, sans emploi, cherchent désespérément à prendre leur avenir en main, et ne rechignent pas à faire des petits boulots.

UNCDF, à travers ses programmes MM4P et YouthStart, s’est associé à l’opérateur de téléphonie mobile Orange qui fournit des Services Financiers Numériques (SFN) sous son entité Orange Finance Mobile Sénégal OFMS, pour lancer le projet Agent Jeunes au Sénégal. Ce partenariat vise non seulement à augmenter l’inclusion financière à travers l’extension des SFN au Sénégal, mais aussi à promouvoir l’employabilité des jeunes par l’entreprenariat. 

Un nouveau modèle de partenariat pour les jeunes entrepreneurs

Le projet Agent Jeunes est conçu selon un modèle de micro franchising. Sous le nom ‘business in a box’, cette approche relie des entreprises voulant élargir leur clientèle et développer leur part de marché, à des jeunes entrepreneurs à fort potentiel, en manque de capitaux pour développer leurs propres activités commerciales. Ainsi, chaque jeune recruté dispose d’un kiosque équipé pour lui permettre d’offrir des services financiers numériques comme la vente de crédit téléphonique, le transfert/retrait d’argent, mais également la vente de produits de téléphonie mobile. Le kiosque est financé grâce à un prêt octroyé au jeune par une institution financière de la place. Un franchiseur sert de garant pour ce prêt estimé à plus de six cent mille francs CFA.

Cet accès au financement est l’étape clé du processus vers l’autonomisation des jeunes, car elle concrétise leur projet d’être entrepreneur en devenant propriétaire du kiosque. En signe d’engagement, chaque jeune donne un apport initial de 40 000F CFA, dont 15 000F qui serviront à l’ouverture du compte dans l’institution financière « prêteur ».  

Le projet d’une durée de deux ans est une véritable bouffée d’air frais pour les jeunes des zones périurbaines et rurales du Sénégal. Abdoulaye Gueye confie : « Je suis l’aîné de ma famille et mon père est à la retraite. Je dois maintenant prendre la relève. A Mbour il n’est pas facile de trouver du travail. Je suis pris dans ce projet comme superviseur pour un salaire de 80 000F CFA.  Avec ce revenu fixe, je pourrais aider un peu ma famille. Mais je compte me donner à fond et saisir toutes les opportunités qui se présenteront durant ce projet. » 

Des partenaires engagés pour l’employabilité des jeunes

UNCDF et ses partenaires ont décidé de tabler sur l’histoire d’amour entre les jeunes et les nouvelles technologies pour favoriser l’emploi des jeunes, et contribuer à leur inclusion financière. Le projet réunit plusieurs acteurs dans un véritable écosystème :

  • Le programme MM4P, financé par La Fondation Mastercard, est une initiative de l’UNCDF lancée en 2012 pour aider les ménages à bas revenus à améliorer leur sécurité financière via l’offre de services financiers numériques ;
  • YouthStart, est un programme de UNCDF lancé en 2010 pour accroître l'accès au financement des jeunes, en appuyant les fournisseurs de services dans la conception et le développement de produits et services financiers et non financiers dédiés aux jeunes. ;
  • Orange à travers sa filiale émettrice de monnaie électronique (OMFS) qui, au-delà du besoin d’élargir sa base de clientèle, entend surtout participer à l’inclusion financière des jeunes en partageant son expertise en matière d’entreprenariat ;
  • Un Micro franchiseur responsable du recrutement, de la formation et du suivi des « Agents Jeunes » ;
  • Une institution de microfinance partenaire du micro franchiseur pour permettre aux jeunes d’ouvrir des comptes et bénéficier de financement ;
  • Une firme de consultants spécialisée dans le développement de réseau de distribution de SFN pour apporter une assistance technique au micro franchiseur en matière de bonne pratique de gestion des agents ;
  • Une firme spécialisée en développement de plateforme numérique pour créer une application « Business Intelligence » avec laquelle les jeunes entrepreneurs vont gérer leur business et mieux connaitre leurs clients. 

Image: L’écosystème des partenaires impliqués dans le projet

Des perspectives pour les services financiers digitaux

Pour tester le modèle, le projet va déployer quinze kiosques témoins, pour en tirer des apprentissages et améliorer le modèle de partenariat.  L’objectif à terme est de mettre en place cent cinquante kiosques pour jeunes dans les zones périurbaines et rurales du Sénégal d’ici avril 2018.

Au-delà des emplois pour les jeunes, le projet soutient le développement de la distribution de la finance digitale, notamment en zones périurbaines et rurales. Les quinze premiers kiosques permettront d’affiner les éléments clés du projet, tels :

  • La stratégie de recrutement et de formation des jeunes
  • Le mécanisme de financement des jeunes
  • Les modes de gestion du réseau et de la liquidité
  • La performance des jeunes dans le micro franchising de SFN
  • L’impact des « Agents Jeunes » sur l’adoption des SFN

Les « agents jeunes » peuvent être un puissant vecteur d’adoption de services financiers innovant auprès de leurs communautés en tant qu’ambassadeurs des technologies mobiles. Et le dispositif mis en place pourrait être un bon levier d’accompagnement des actions de paiement de masse mobile (salaires, pensions, allocations, bourses, etc.) de l’Etat et les Organisme Non Gouvernementaux dans les zones ciblées. Autant de perspectives qui font de ce projet une belle avancée sur la route de M-Dorado, le paradis des services financiers digitaux.

Par Sabine Mensah, Spécialiste Technique Régional & Bery Kandji, Consultante Knowledge Management et Communication – MM4P Sénégal

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Bery Dieye Kandji
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Senegal Annual Monitor 2016

Senegal

Fri, 09/01/2017 - 10:12 -- anna.ferracuti

The digital financial services market in Senegal is evolving on several fronts. Besides traditional financial service providers, the market has also seen the rise of numerous fintechs in sectors such as payment aggregation, goods vouchers, crowdfunding, mAgri and mHealth, to name a few.

The digital finance revolution in Senegal

Senegal

Fri, 08/18/2017 - 14:45 -- anna.ferracuti

The banking system continues to dominate the financial services industry in Senegal, with 25 separate banks operating in the market— compared with just 2 e-money institutions. In this member state of the Economic Community of West African States, the banking service usage rate has risen steadily since 2010, reaching around 17 % of the population by the end of 2015.

Étude sur les Services Financiers Numériques au Sénégal

Senegal

Wed, 08/16/2017 - 12:27 -- anna.ferracuti

Avec plus d’un million huit cent comptes actifs de monnaie électronique, les Services Financiers Numériques (SFN) se développent au Sénégal.  Même si le cash occupe une place encore importante sur le marché, notamment en zone rurale ou la monnaie électronique est peu connue, un  nombre croissant de Fintechs se développent dans le pays et le cadre réglementaire régi par la BCEAO est favorable à la monnaie électronique.

MM4P a mené une étude sur l’état des SFN, qui donne un aperçu détaillé de l’évolution du marché de la finance digitale au Sénégal.

Digital Financial Services Research Review Senegal

Senegal

Wed, 08/16/2017 - 11:57 -- anna.ferracuti

With more than one million eight hundred active e-money accounts, Digital Financial Services (DFS) are growing in Senegal. Even if cash remains dominant in the market, particularly in rural areas where mobile money is barely known, a growing number of Fintechs are making their way in the country and the regulatory framework led by the BCEAO is favorable to e-money.

MM4P conducted a research review on the state of digital financial services, which gives a detailed overview of the evolution of Senegal DFS market.

Mobile Money and Digital Financial Inclusion in Senegal

Senegal

Mobile Money and Digital Financial Inclusion in Senegal

Joy Kim, Financial Inclusion Analyst (MIX) and Sabine Mensah, Technical Specialist Digital Finance (UNCDF)
June 29 , 2017
Dakar, SENEGAL - 

Last year, in a blog post titled 10,000 Data points: New Senegal Workbook Explores Access at the Commune Level, we explored the state of financial inclusion in the West African country. Through that analysis of access point distribution, we uncovered a few key findings, including the major growth of mobile money access points and Senegal's impressive progress in financial inclusion since signing the Maya Declaration in 2012. With the recent release of the updated Interactive Dashboard for Senegal, it seems like a good time to revisit the state of financial access in the country and examine what has happened over the past year.

The central role of digital financial services in Senegal has, if nothing else, become more defined as the market continues to evolve. For one, Ecobank launched a mobile banking app for customers and Masterpass QR codes for merchant payment. Additionally, Wari, a money-transfer and bill payments service provider has announced the acquisition of SENTEL GSM (Tigo) the second largest telecommunications firm in the country. And Société Générale Bank is planning to launch a mobile money offering soon. But even for the established operators, growth continues; Orange recently registered its 10 millionth customer on its mobile payment platform, Orange Money. Finally, it is becoming clear that mobile money is an indispensable tool for many Senegalese, even becoming one of the preferred methods to purchase sheep for the Muslim holiday Eid al-Adha.

Given these developments, it is unsurprising that mobile money continues to drive financial inclusion in Senegal. Last year the median number of access points per 10,000 people was 3.8; this year that number increased to 5.2 (see graphs below).  The data we collected shows that over 81 percent of financial access points belong to mobile network operators and, additionally, mobile money access points grew by 37 percent over the past year. All regions within Senegal experienced growth in mobile money indicating the widespread impact mobile network operators are having throughout the country. In terms of the number of new access points, the three most populous regions saw the largest growth with Dakar adding over 1,100 new access points from mobile money alone.

However, there is still opportunity for mobile money to expand its reach. In a handful of regions – Fatick, Kaffrine, Louga, Thies and Diourbel – people get paid in cash more than the rest of the country (see chart below). If mobile network operators can encourage the digitization of wages, they could also grow the number of access points in those areas, providing increased security for individuals and greater revenues for agents. Additionally, similar to our findings last year, there are still underserved populations living in urban areas. When drilling down to the commune level in Dakar, for example, many areas within the city have unmet demand for financial access points.

For the rest of the financial services ecosystem in Senegal, the financial access points offered by other types of financial service providers decreased by 3 percent over the last year, even if these institutions still provide valuable products and services to various populations throughout the country. Our analysis found that microfinance institutions in Senegal have a denser presence in areas with high poverty rates when compared to commercial banks, perhaps due to products tailored to their needs. The appropriate mix of financial services should be a key consideration for operators looking to expand within the country. And to that end, partnerships between operators and microfinance institutions are necessary in order to extend the second-generation of digital financial services (DFS) products such as digital credit, savings and insurance in underserved areas in Senegal.

The UNCDF’s Mobile Money for the Poor (MM4P) program, launched in Senegal in April 2015, and in partnership with The MasterCard Foundation, provides support to build a robust DFS ecosystem that reaches low-income people in least developed countries (LDCs).

MM4P is committed to improving financial access points in Senegal particularly in rural areas. Through a deep dive analysis of the Interactive Dashboard for Senegal, the following 10 departments were identified for assistance in agent network expansion based on gaps in financial service points and economic opportunities for viable agent networks: Nioro, Podor, Fatick, Bambey, Foundiougne, Velingara, Linguere, Kanel, Kaffrine, Guinguineo. For 2017, MM4P will be supporting an aggregator to increase the active number of mobile money agent networks in those targeted areas.

With an estimated 15 percent of adults currently with access to an account, the country has a long way to go in reaching full financial inclusion. It is likely, given what we’ve seen, that digital financial services will continue to increase the number of access points. It is also important that Senegal keeps its focus on connecting its underserved and excluded populations to appropriate financial services. 

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Bery Kandji
KM Consultant, Senegal
Sabine Mensah
Regional Technical Specialist, Digital Finance
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Monnaie électronique et inclusion financière digitale au Sénégal

Senegal

Monnaie électronique et inclusion financière digitale au Sénégal

Joy Kim, analyste en inclusion financière (MIX) et Sabine Mensah, spécialiste technique en finance digitale (UNCDF)
June 29 , 2017
Dakar, SÉNÉGAL - 

L’an dernier, dans un billet du blog intitulé 10,000 Data points : New Senegal Workbook Explores Access at the Commune Level (10 000 points de données : Le nouveau dossier de consultation sur le Sénégal examine l’accès au niveau des communes), nous avons exploré le statut de l’inclusion financière dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Grâce à cette analyse de la distribution des points d’accès, nous avons fait quelques découvertes clés, notamment la croissance importante des points d’accès à la monnaie électronique et les progrès impressionnants réalisés par le Sénégal en termes d’inclusion financière depuis la signature de la Déclaration de Maya en 2012. Suite à la récente publication de la mise à jour du tableau de bord interactif pour le Sénégal, il semble que le moment est opportun de revenir sur la situation de l’accès aux services financiers dans le pays et d’examiner ce qui s’est passé durant l’année écoulée.

Le rôle central des services financiers digitaux au Sénégal continue à se préciser à mesure que le marché évolue. D’une part, Ecobank a lancé une application de services bancaires mobiles pour les clients, ainsi que des codes Masterpass QR pour les paiements chez les commerçants. D’autre part, Wari, opérateur de transfert classique d’argent et de paiement de factures, a annoncé l’acquisition de SENTEL GSM (Tigo), la deuxième société de télécommunications du pays. Et la Société Générale envisage de lancer bientôt un service de monnaie électronique. Même pour les opérateurs établis, la croissance se poursuit ; Orange a enregistré récemment son dix-millionième client sur sa plateforme de paiement mobile, Orange Money. Enfin, il est évident que la monnaie électronique est un outil indispensable pour de nombreux Sénégalais, et qu’elle est même devenue l’une des méthodes privilégiées lors de l’achat de moutons pour la fête musulmane de l’Aïd al-Adha.

Compte tenu de ces développements, il n’est pas surprenant que la monnaie électronique reste la force motrice de l’inclusion financière au Sénégal. L’an dernier, la moyenne des points d’accès pour 10 000 habitants était de 3,8 ; cette année, ce chiffre est passé à 5,2 (voir graphiques ci-dessous). Les données que nous avons recueillies nous montrent que plus de 81 % des points d’accès financiers appartiennent aux opérateurs de téléphonie mobile ; de plus, les points d’accès à la monnaie électronique ont augmenté de 37 % l’an dernier. Toutes les régions du Sénégal ont connu une croissance en termes de monnaie électronique, ce qui indique que les opérateurs de téléphonie mobile ont un énorme impact dans tout le pays. En ce qui concerne le nombre de nouveaux points d’accès, les trois régions les plus peuplées ont connu la plus forte croissance, avec Dakar qui ajouté plus de 1 100 nouveaux points d’accès liés à la monnaie électronique seulement.

Cependant, la monnaie électronique peut encore étendre sa portée. Dans quelques régions (Fatick, Kaffrine, Louga, Thiès et Diourbel), les gens sont davantage payés en argent comptant que dans le reste du pays (voir tableau ci-dessous). Si les opérateurs de réseau mobile peuvent encourager la digitalisation des salaires, ils pourront également augmenter le nombre de points d’accès dans ces zones, tout en offrant une sécurité accrue aux particuliers et des revenus plus élevés aux agents. Par ailleurs, tout comme nous l’avions constaté l’an dernier, il reste des populations non bancarisées en milieu urbain. Lors de notre exploration au niveau de la commune de Dakar, par exemple, nous avons pu constater que de nombreux quartiers de la ville sollicitent, sans réponse, des points d’accès aux services financiers.

Pour le reste de l’écosystème des services financiers au Sénégal, les points d’accès financiers offerts par d’autres types de prestataires de services financiers ont diminué de 3 % l’an dernier, même si ces institutions fournissent toujours des produits et services de qualité à diverses populations dans tout le pays. Notre analyse a révélé que les institutions de microfinance du Sénégal ont une présence plus importante dans les zones à taux de pauvreté élevé, par rapport aux banques commerciales, peut-être en raison de produits adaptés aux besoins de ces populations. La combinaison appropriée de services financiers devrait être un facteur important pour les opérateurs qui cherchent à se développer dans le pays. Et à cette fin, des partenariats entre opérateurs et institutions de microfinance sont nécessaires, afin de déployer la deuxième génération de produits des services financiers digitaux, tels que le prêt, l’épargne et l’assurance numériques, dans les zones non bancarisées du Sénégal.

Le programme Mobile Money for the Poor (MM4P) de l’UNCDF, lancé au Sénégal en avril 2015, en partenariat avec The MasterCard Foundation, appuie la construction d’un écosystème solide de services financiers numériques qui atteigne les personnes à faible revenu dans les pays les moins développés.

MM4P s’engage à améliorer les points d’accès financiers au Sénégal, et en particulier dans les zones rurales. Grâce à une analyse profonde du tableau de bord interactif pour le Sénégal, les 10 départements suivants ont été retenus pour une aide à l’expansion du réseau d’agents, en fonction des lacunes identifiées au niveau des points de services financiers et des possibilités économiques pour des réseaux viables d’agents : Nioro, Podor, Fatick, Bambey, Foundiougne, Vélingara, Linguère, Kanel, Kaffrine et Guinguinéo. Pour 2017, MM4P appuiera la mise en place d’un agrégateur, afin d’augmenter le nombre actif de réseaux d’agents de monnaie électronique dans les zones ciblées.

Avec environ 15 % des adultes ayant actuellement accès à un compte, le pays a encore un long chemin à parcourir pour arriver à une inclusion financière totale. Il est probable, compte tenu de ce que nous avons vu, que les services financiers digitaux continuent de voir le nombre de points d’accès augmenter. Il est donc important que le Sénégal poursuive ses efforts pour donner à ses populations non bancarisées et exclues l'accès à des services financiers appropriés.

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Moving further down the digital route

Senegal

Moving further down the digital route

June 01 , 2017

Images: pictures from the workshop

Dakar, SENEGAL - 

The West African Economic and Monetary Union (WAEMU) has a regulatory framework that enables microfinance institutions, as well as non-banking actors such as mobile network operators and money transfer specialists, to provide decentralized financial services to individuals and businesses. The regulatory authority, the Central Bank of West African States (BCEAO, Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest), is in favour of introducing new cashless and electronic payment methods and now includes increasing the banking service penetration rate and protecting digital finance users among its priorities.

One objective of the MM4P programme is to help develop the branchless banking ecosystem in countries where it is already established. In West Africa, the programme is helping to determine the regulatory conditions that will enable a large number of actors to offer appropriate services in the most remote areas. The aim is to better address customers’ needs while improving the security of their operations.

In order to enable microfinance institutions to gain a better understanding of the stages involved in rolling out digital finance solutions and the possible options available to them within the current regulatory framework, MM4P organized a joint regional workshop on 8 May 2017 in the Radisson Blu hotel in Dakar with Consultative Group to Assist the Poor (CGAP), International Finance Corporation (IFC) and Microsave. The workshop brought together microfinance institutions from seven countries of the WAEMU zone (Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Senegal and Togo), all of which already engage in digital finance or wish to do so, along with representatives of the regulators.

The participants had an opportunity to discuss the content of a guide produced by CGAP, ‘Branchless Banking and Digital Finance for Microfinance Institutions in the WAEMU Zone.’ This guide builds on the approach of a feasibility study conducted for a microfinance institution in Burkina Faso (RCPB, Réseau des Caisses Populaires du Burkina), when it introduced a digital finance solution to its operations.

This exchange was deepened during two discussion panels that followed. The first panel, facilitated by IFC, focused on key factors in the choice among the digital finance options that are currently being piloted by some of the institutions represented. Whether related on an agent banking option (used by Microcred in Senegal) or a mobile banking option in partnership with a mobile network operator (adopted by Advans in Côte d’Ivoire), discussions revealed that customers had rapidly taken up the products proposed by the microfinance institutions. One constraint that the participants noted, however, was that of defining a good business model.

The second panel, facilitated by MM4P, enabled issues such as electronic signatures, digital service subscriptions and interest rate caps to be considered—all essential issues for institutions embarking on their digital journey.

According to the regulation in Senegal, electronic signatures are officially recognised by all actors. Furthermore, ADIE (Agence De l'Informatique de l'Etat, the state agency for information technology) is also working on acceptance mechanisms. BCEAO remains committed to the expansion of digital financial services. However,  participants raised certain challenges to their engagement in the digitization process. The need to open up the unstructured supplementary service data (USSD) channel to all actors was noted, as well as the importance of cooperation between the regulators to level the playing field between telecommunication and financial actors. Digital credit and savings services were also discussed, particularly aspects related to the appropriate pricing of such services, which can only emerge through multi-party partnerships between financial institutions, mobile network operators, e-money issuers and fintechs specialized in credit scoring. The context of the WAEMU zone, with interest rates capped at 24 percent a year for  microfinance institutions and 15 percent a year for banks, limits the profitability of the mobile micro credit and savings schemes.

Good prospects are nonetheless emerging with the commitment by BCEAO to promote financial innovations in the regional financial inclusion strategy now being implemented.

In order to obtain a clearer overview of the challenges and impact of decentralized financial services, the participants listened to the experience of the Commercial Bank of Africa in Kenya, which has successfully launched the M-Shwari, M-Pawa and MoKash products respectively in Kenya, United Republic of Tanzania and Uganda respectively. Via videoconference, Andrew Mwithiga, Product Development Manager at the Commercial Bank of Africa, presented the three products, all of which offer savings and/or credit services, along with the regulatory context in which they are being implemented,  the different stages in the product design and the various challenges encountered. These very successful products have enabled the Commercial Bank of Africa to move from sixth to first place among Kenyan banks in terms of client portfolio.

The aim of this workshop was to create a dynamic within the WAEMU financial ecosystem in which the regulators promote initiatives that are implemented by private sector actors, with the technical assistance of MM4P. MM4P also shared with the audience its plan to launch a request for application for the selection of financial and mobile partners to support the emergence of a digital credit and savings products adapted to the needs of clients in Senegal.

Objective achieved! At the end of the day, the participants went home with a clear vision of the challenges they face on their journey in digital finance route the opportunities available to them.

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